Qui brille au combat, un film sur les maladies rares prolongé par un roman graphique
Partenariats, financement et création d’un support de sensibilisation au-delà du cinéma

Le projet
Réalisé par Joséphine Japy et produit par Cowboys Films, Qui brille au combat raconte le quotidien d’une famille dont la plus jeune fille, Bertille, vit avec un handicap lourd et un diagnostic longtemps incertain.
Inspiré de l’histoire personnelle de la réalisatrice, le film aborde l’errance diagnostique dans le champ des maladies rares, mais aussi la place des parents, des aidants et de la fratrie dans un équilibre familial bouleversé.
C’est à la suite de mon accompagnement sur le film Promesse que la société de production Cowboys Films est venue à ma rencontre. Après avoir identifié mon nom au générique, elle m’a sollicité pour développer les partenariats et l’impact autour de Qui brille au combat.
Défis rencontrés
Lorsque je rejoins le projet, le film est déjà quasiment fabriqué. Son budget, de plusieurs millions d’euros, nécessite encore une dernière enveloppe de financement.
La mission consiste donc à mobiliser de nouveaux partenaires autour d’une œuvre déjà très avancée, là où l’enjeu de la fabrication du film ne peut plus être présenté de la même manière qu’au démarrage d’une production.
Dans le même temps, le film bénéficie d’une actualité cinématographique forte, notamment avec sa sélection officielle au Festival de Cannes en 2025. Une excellente nouvelle pour son rayonnement artistique, mais un contexte qui peut rendre plus délicate la recherche de soutiens complémentaires auprès d’institutions, d’associations, de fondations et de laboratoires.
L’enjeu est alors de construire des propositions qui donnent à ces acteurs une raison concrète de s’engager : contribuer à la sensibilisation aux maladies rares et imaginer des prolongements utiles autour du film.
Résultats obtenus
Pendant huit mois, j’ai accompagné Cowboys Films dans l’identification, la rencontre et la mobilisation de partenaires susceptibles de soutenir le projet et d’en prolonger la portée.
Ce travail a notamment permis d’associer le laboratoire Pfizer au projet, avec un soutien financier de plusieurs dizaines de milliers d’euros. En contrepartie, des projections ont été proposées en interne et le logo du partenaire a été intégré aux supports encore disponibles, dans un calendrier où la communication du film était déjà engagée.
Un roman graphique pour prolonger l’impact du film
L’un des prolongements les plus marquants de cette mission est né d’une question : comment faire vivre cette histoire au-delà de sa présence en salle et lui permettre de toucher d’autres publics dans la durée ?
À mon initiative et grâce à la mise en relation avec la Fondation Ipsen, le film a donné naissance à un roman graphique de 100 pages, publié par la Fondation Ipsen BookLab.
Adapté du film de Joséphine Japy, l’ouvrage est écrit par Éliane Reynold de Sérésin et illustré par Matthieu Méron. Il propose une direction artistique propre, développée en lien avec l’univers du film et validée avec la réalisatrice.
Ce nouveau support permet de prolonger le récit sous une autre forme et de le rendre accessible aux associations, aux institutions et aux publics concernés par les maladies rares, le handicap et l’accompagnement des familles.
Disponible gratuitement en version imprimée et numérique, il illustre la possibilité de transformer une œuvre de cinéma en un outil de sensibilisation appelé à circuler au-delà de son exploitation en salle.
Chiffres clés
- 8 mois d’accompagnement
- Un soutien financier de plusieurs dizaines de milliers d’euros apporté par Pfizer
- 1 roman graphique de 100 pages
- Sélection officielle au Festival de Cannes 2025